Les couleurs de ma vie 
de Calixte Duguay
 

Le nouvel album de Calixte Duguay, LES COULEURS DE MA VIE, vient rompre un silence de quinze ans sur la scène de l’enregistrement phonographique. 

Le dernier de ses quatre précédents albums, Rien que pour toi, remontait à 1984. Depuis cette date, il n’a jamais cessé d’écrire des chansons et le dernier venu nous offre quelques-unes de ses plus belles réussites.

Entendu au premier degré, le titre, Les couleurs de ma vie, risque de n’évoquer platement que le bleu, le blanc, le rouge et le jaune, couleurs bien connues et galvaudées de l’univers acadien. Mais au-delà des apparences et sur le plan symbolique, les dix chansons de l’album font davantage revivre les sentiments et les émotions qui ont marqué le cheminement de leur auteur depuis son départ de la scène artistique. Elles témoignent également des divers styles qui ont nourri l’univers musical du musicien-compositeur.

Dix titres, dix chansons nouvelles, inédites, donc, où l’humour compose avec la nostalgie, où la poésie côtoie le sentiment amoureux, ou la vie se collette avec la mort, où la passion fraie avec la sérénité, mais d’où est également bannie toute forme d’aggressivité. Certains regretteront peut-être que Calixte Duguay ait quelque peu délaissé la dimension socio-politique à laquelle il nous avait habitués dans ses productions antérieures. Mais l’oeuvre y gagne en profondeur et en maturité, ses textes et sa musique n’ayant absolument rien perdu de leur mordant et de leur puissance d’évocation.

On trouvera sans doute dans Les couleurs de ma vie de Calixte Duguay un album plus personnel que les précédents. On y verra Le chat qui dort sortir de sa Cage de verre pour échapper à L’insulte, courir pieds nus sur le sable mouillé de l’île Miscou et, Là où le coeur est nu, dans la tiédeur du soir, écouter un Lamento couvrir le désespoir du Pauvre François. 

L’idée qu’Un mur [c’est] toujours un mur vous est à peine entrée dans la tête qu’on retrouve le plaisir de réentendre et de fredonner, bercé par l’accordéon, Plus jamais la mer , cette chanson qui parle d’un univers qu’il connaît, celui de la mer et des gens qui la fréquentent.

Avec Les couleurs de ma vie, Calixte Duguay effectue, sur disque et sur scène, un retour qui ne laissera personne indifférent. 

Là où le coeur est nu (62kb)
Un mur toujours un mur (63kb)
Quelle
 



















































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claudia glöckner